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vendredi 20 octobre 2017

Collection Orange (2)

Hors Paris

Nous continuons notre visite de la collection Orange, héritée du service téléphonique des PTT lorsque celui-ci a été privatisé.

Nous sommes toujours dans des salles non équipées pour la visite du public, mais qui ne demandent que ça !


L'ancêtre du téléscripteur:


Patrice Battiston peut tout vous dire à propos de chacun de ces appareils; il sera nécessaire de faire appel à lui si un jour un véritable musée ouvre enfin.


La radio à ses débuts faisait partie du même domaine des télécommunications que le téléphone ou la télévision.


C'est gros, c'est impressionnant, c'est bien rangé, mais ne me demandez pas de vous expliquer comment ça fonctionne !




De vénérables standards à fiches:




J'adore ce bureau de chef, avec sa machine à écrire et son tampon-buvard !


Note pour les plus jeunes:
Avant de parler d'écologie et de placer des batteries au lithium dans les vélos, on pratiquait l'écologie en pédalant ! Ce sont des triporteurs.


Le saviez-vous ? Les PTT prenaient soin de leurs employés:


Vous souvient-il des nappes de fils téléphoniques qui suivaient les voies ferrées ?


Dans cette salle, on n'ignore pas le passé récent, comme ce satellite de télécommunications:


Des maquettes également, comme ces navire câbliers:


Le saviez-vous ? Le premier navire câblier - l'Agamemnon - était un trois mats !


Cet objet va bientôt avoir complètement disparu de nos villes, et pourtant elles ont été bien utiles, les cabines téléphoniques !


et tous ces taxiphones:


Last but not least, cette cravate-téléphone en vrai bois et fonctionnelle, so chic !


C'est bien peu deux articles pour résumer cette collection magnifique. N'y a-t-il pas ici matière à constituer un musée moderne, didactique et passionnant ?
Que faut-il faire pour que les décideurs s'intéressent au patrimoine ?

Profitez de la présence de Patrice Battiston pour visiter ce musée; il part en retraite bientôt et nul ne sait ce qui sera décidé en haut lieu quant au devenir de ces trésors...

Pour visiter, téléphonez à Patrice Battiston au 01 39 64 67 47 afin de prendre rendez-vous. Il vous intégrera volontiers dans un groupe déjà constitué.
En dépit de l'éloignement, l'accès est très facile (200 mètres de la gare, accès à la gare du Nord en 20')

Visite gratuite

61 Avenue Kellermann, 95230 Soisy-sous-Montmorency

jeudi 19 octobre 2017

Collection Orange (1)

Hors Paris

Située à 200 mètres de la gare du Champ de courses d'Enghien, cette collection semble se cacher alors qu'elle n'est qu'à 20 minutes de la gare du nord.
Dans cette banlieue résidentielle, les quelques (petits) immeubles de bureaux qui abritent la collection Orange ne payent pas de mine, d'autant qu'aucune enseigne n'en indique la présence.


Vous serez (très bien) accueillis par le responsable de cet étrange caverne d'Ali Baba, Patrice Battiston, qui fait tout son possible pour faire connaître cette collection majuscule.
Suivons- le !


Dès l'entrée, le bureau directorial nous indique clairement que nous sommes chez un passionné !


La visite commence dans une immense salle de 300 m2.


Les vitrines présentent un riche échantillonnage d'appareils téléphoniques dont les premiers: 



Les ancêtres des téléscripteurs, du minitel...



Ici au centre, le "Théâtrophone" qui permettait de suivre une pièce de théâtre en direct grâce à des microphones placés sur la scène:


Là le standard du baron Empain voisine avec une cabine téléphonique rescapée de la Bourse de Paris:


Un appareil offert au président Mitterrand, le téléphone doré d'Arman, etc...


Non ce n'est pas un robot ! C'est un poste d'envoi du service des "pneumatiques".


Ici, on a reconstitué le bureau des PTT de nos grands-parents...



La dame du téléphone:


Après cette première partie "muséale" de la collection, nous pénétrons maintenant dans les autres pièces traitées dans un esprit "entreposage". Il faut vous dire que l'ensemble de la collection occupe quelques trois mille mètres carrés.



Vous avez dit "Caverne d'Ali Baba" ?



Je trouve assez contrariant de trouver dans un musée des appareils dont je me suis servi; ça ne nous rajeunit pas !


Je crois que ceci est l'ancêtre de la "hot line" !


à suivre...

mercredi 18 octobre 2017

Prostate géante place Saint-Sulpice...

Personne n'a oublié le "vagin de la reine" d'Anish Kapoor sur les pelouses de Versailles, le "plug anal" de Paul McCarthy  au milieu de la place Vendôme ni le préservatif rose placé sur l'obélisque de la Concorde...


Cette année, c'est une prostate géante que nous sommes invités à visiter


En effet, au carrefour de l'art contemporain et de l'oncologie, c'est à dire place Saint-Sulpice, le "Prostate tour" a posé ses tentes... 


Nul artiste à blâmer cette fois, c'est de la science !


A l'entrée de la zone prostatique, des prospectus sont distribués afin d'encourager la prévention et c'est très bien. Mais quand le jeune homme, après m'avoir expliqué les différents stands, m'indique que pour visiter la prostate, il faut faire le tour et entrer par derrière, j'ai dû convoquer tout le flegme dont j'étais capable pour ne pas éclater de rire ! (Je jure que c'est vrai).


Coucou !



Ce panneau où je vois comme une invite me rappelle certaines affiches de la mairie de Paris encourageant les parisiens à s'approprier Paris-plage à grand renfort de contrepèteries (Clic !)


Place Saint-Sulpice, Paris VI°.

Église Sainte-Anne de la butte aux Cailles

Édifiée entre 1894 et 1912 par l'architecte Prosper Bobin, cette église s'est d'abord appelée Sainte-Anne de la maison blanche. Ce n'est qu'en 2001 qu'elle prendra son nom actuel, Sainte-Anne de la butte aux Cailles.

Mais savez-vous d'où vient ce nom ?
En 1543, un certain Pierre Cailles achète des terrains agricoles sur une colline dominant la vallée de la Bièvre. Il y travaille le sol avec toute sa famille, les Cailles. C'est de ce patronyme - Cailles - que vient le nom de cette butte; rien à voir avec l'oiseau migrateur homonyme !
Et c'est pourquoi il convient de mettre une majuscule à "Cailles". 

De style romano-byzantin, cette église a encore fière allure:


L'intérieur est assez sombre; j'ai dû éclaircir les photos pour les rendre lisibles


Une belle série de vitraux des ateliers Mauméjean, très colorée mais qui n'aide pas a avoir de la clarté !




Les mosaïques sont également des frères Mauméjean


L'orgue de tribune est dû au facteur Abbey (1927)


A la croisée du transept, un dôme éclaire le chœur. On a dû recourir à un échafaudage pour soutenir la voûte




Hélas, cette cloison coupant l'église en deux signifie qu'ici encore, le patrimoine parisien tombe en quenouille.



Et c'est bien dommage car c'est au centre de cette zone interdite que se trouve ce qui fait l'originalité de cette église: un ciborium de fort belle facture, sorte de baldaquin de pierre abritant l'autel.


Gageons qu'un jour, Paris aura à sa tête des édiles plus soucieux du patrimoine que ceux qui sont en poste aujourd'hui !


188 rue de Tolbiac, Paris XIII°.

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