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mercredi 31 juillet 2013

Ambassade d'Irlande - Hôtel de Breteuil (2) - Le cabinet aux singes ou singerie

Les cabinets aux singes et autres singeries étaient fort à la mode dans les hôtels particuliers de la bonne société du XVIII° siècle. De grands peintres (Audran, Lancret ou Watteau) s'y montrèrent experts.
Cette manière de faire tenir les rôles humains à des singes permettait de moquer sans risque les grands de ce monde à une époque où la liberté de blâmer était inexistante.
La plupart de ces boudoirs ont, hélas, disparu. On en recense moins d'une dizaine dans toute la France. Les plus connus se trouvent au château de Chantilly, à l'Hôtel de Rohan à Paris, au château de Champs-sur-Marne ou à la villa Ephrussi de Rotschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

La singerie que nous visitons ici est une copie de celle de l'Hôtel d'Aubeterre (ou Hôtel de Verrüe), autrefois rue d'Assas, et aujourd'hui remontée au musée des Arts Décoratifs.




N'oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir.





Vous trouverez plus d'informations sur l'histoire de l'Hôtel de Breteuil sur le site de l'ambassade d'Irlande ---> Clic !




Bien entendu, on ne visite pas une ambassade comme on va au musée. Cependant, si vous voulez visiter celle-ci, il vous faudra guetter l'annonce d'un événement culturel (assez fréquents) ou attendre les journées du Patrimoine en septembre.
 Je tiens à dire ici que l'ambassadeur, S.E. Paul Kavanagh, fait tout pour rendre cette belle maison vivante. Il n'est pas rare en effet que l'ambassadrice en personne vous accueille et vous fasse les honneurs de cet hôtel exceptionnel.

Ambassade d'Irlande, 12 avenue Foch & 4 rue Rude, Paris XVI°.

mardi 30 juillet 2013

Ambassade d'Irlande - Hôtel de Breteuil (1)

Ancien hôtel du marquis de Breteuil où logea pendant plusieurs mois le Prince de Galles, futur Edouard VIII, cet immeuble abrite aujourd'hui l'ambassade de la République d'Irlande.


L'entrée s'effectue au 4 rue Rude, par un porche surmonté d'une harpe celtique, symbole de l'Irlande.


Nous montons vers l'étage noble...


L'antichambre


Le grand salon et ses magnifiques boiseries (notez le motif central du tapis: une harpe).



La salle-à-manger:


Le salon de musique (celtique ?)


et la bibliothèque:


J'ai toujours rêvé que les fenêtres de ma chambre donnaient sur l'avenue Foch...


Mais la visite n'est pas terminée. Demain, je vous ferai découvrir le joyau de cet hôtel !

12 avenue Foch, Paris XVI°.

lundi 29 juillet 2013

Jeu d'été 2013 (1) - La solution

Et bien voila !
Grâce à l'indice gourmand laissé par Eric Vanstaën, un autre gourmand - Matthieu Rubin - a trouvé la solution. Le "haricot de mouton" est en effet un des plats emblématiques du célèbre restaurant de nuit "Chez Denise", plus connu sous le nom de "La tour Montlhéry". Cet établissement se trouve au 5 rue des Prouvaires, en plein quartier des halles.
Partant de là, il suffisait d'un clic sur Google maps  pour voir la curieuse chose que je vous proposais...

Alors, toutes nos félicitations à Matthieu (avec deux T), et merci à Eric !
Et puis une mention spéciale pour la réponse de Mattieu articulée en forme de charade... J'aurai bientôt plus de difficultés à comprendre les réponses qu'à poser les questions !


Au fait, que représentait ma photo ?
Je n'en sais rien !!!
En dépit de maintes recherches, je n'ai pu trouver l'origine de cette petite excroissance de pierre semblant contemporaine de l'immeuble; si quelqu'un sait... 
Quant au nom de la rue, il vient d'un mot de vieux français - prouvaire ou preuvoire - signifiant prêtre. C'est en effet dans cette rue qu'habitaient les prêtres de l'église Saint-Eustache; ils l'empruntaient chaque jour pour se rendre à l'office. La rue des Prouvaires a été amputée de sa partie nord lors de la construction des halles centrales.

jeudi 25 juillet 2013

Jeu d'été 2013 (1)

Comme l'an passé, j'ai pensé qu'une petite récréation neuronale serait la bienvenue.

Voici donc la première "photo-mystère":


et ma question: "Où est-ce exactement ?"

Bonne chance à tous !

mercredi 24 juillet 2013

Le château de Noisiel

Hors Paris

Un peu coincée au sein de la ville nouvelle de Marne-la-vallée, Noisiel a su conserver une vraie personnalité. Exemple, cette majestueuse grille surgissant au détour d'une avenue:


Il s'agit de le grille d'honneur du domaine de Noisiel appartenant au duc de Levis jusqu'à son rachat par Emile Menier en 1879 (le chocolat Menier).


Ce sont les Menier qui édifieront la grille et le pavillon de garde (copié sur celui de Bagatelle) encore debout aujourd'hui.


M comme Menier !



Le grand parc à l'anglaise a heureusement été préservé; il est désormais ouvert au public.


Le château sera touché par les bombardements alliés de juillet 1944. La famille Menier ne pouvant assumer sa restauration, il sera détruit en 1954.


Cours du château, Noisiel (Seine et Marne).

lundi 22 juillet 2013

Pierre à bois rue François Miron

Ce vieil immeuble ne présente a priori rien d'exceptionnel.


Sa porte ouverte nous permet de voir une cour non encore "boboïsée"...



Cependant, près de la table, regardez au sol...


Oui, c'est encore une pierre à bois, sorte de billot où l'on venait couper le bois de chauffage.


De près, on distingue les multiples entailles des coups de haches.


17 rue François Miron, Paris IV°.

vendredi 19 juillet 2013

Mac Donald contre l'obésité !

C'est l'été, rions un peu...

Cette plaque authentique trouvée dans le XVII° annonce le cabinet d'un médecin nutritionniste au nom prédestiné...


jeudi 18 juillet 2013

Triple cadran solaire rue de Charonne

Cet ancien immeuble industrieux de la rue de Charonne a définitivement perdu les ateliers qui faisaient vivre les faubourgs...


Si nous passons la porte (pas trop difficile), nous découvrons une cour restée intacte bien que fortement rénovée:


Si vous regardez bien la façade gauche au niveau du premier étage, vous voyez un premier cadran solaire...


... donnant les heures du matin:


La façade de droite est couverte de vigne-vierge, mais si l'on regarde mieux...


...on parvient à distinguer le deuxième cadran solaire donnant les heures du soir:


Cerise sur le McDo, avant de vous diriger vers la sortie, levez la tête. Malgré le ravalement récent, on a eu le bon goût de conserver cette méridienne à réflexion...


Hélas, le miroir renvoyant les rayons du soleil (et situé sur la bâtiment en face) a disparu.


59 rue de Charonne, Paris XI°.

mardi 16 juillet 2013

Les berges sont à vous (Contrepèterie municipale)

Je ne sais pas si c'est l'atmosphère estivale, mais la Mairie de Paris semble avoir l'esprit coquin !
Faisant la promotion de ses "Jeux Détente" (sic) installés sur les berges de la Seine, l'Hôtel-de-ville nous offre la plus belle contrepèterie de l'année.
Je n'ai pas résisté au plaisir de vous la montrer:


Un des innombrables panneaux Decaux qui fleurissent dans les rues de Paris:



Me sentant moi aussi d'humeur primesautière, j'ai rédigé un petit texte qui plaira - je l'espère - aux distingués contrepèteurs présents sur ce blog:

Les berges sont à vous !

Mais sont-ce les berges du verger ou les berges du ravin ? et attention car souvent la berge précède le vide... 

Allons-y voir ! 

Vous y verrez des mineurs au visage pâle déboucher en riant, des jeunots danser comme des ballots, des jeunes filles se laissant habiter par les muses... Vous pourrez faire une escapade sur des roulettes, faire tomber des piles de boîtes, jouer à Conan le barbare, et même vous prêtez au jeu du néant ! Il faut dire que le Maire est assez ferme quant au sport... (Ah la mine orgueilleuse du Père !).

Loin des sites de banlieue, vous pourrez y revoir le vieux lycée Ampère et constater la raideur des berges de visu, tout en pensant à cet enfant de Paris qui s'est efféminé et qui prend les choses en riant. Ah ! Que cette vieille terre est ouverte aux militantes !  
Je crois même qu'on peut y dîner en pensant.  

Et au milieu de cette admirable beauté de sites, pensez que rien n'est trop beau dès qu'il s'agit de grandeur. Mais pourquoi cette tristesse ? Est-ce votre peine qui vous mine ? Abandonnons cette mine piteuse et envoyons-nous dans la culture !
Laissons-nous aller à quelque douceur: pourquoi pas une pâte-à-choux accompagnée d'un vieux marc très doux ou d'une vieille fine sans dépôt ?

Rubrique élection:

Même si certains adjoints tiennent à être en curé au plus fort de l'élection, on peut dire que le Maire a mis ses élus dans le meilleur camp. Mais il ne se représente pas; ce sont toujours les bons qui nous quittent...
La dauphine désignée jouit d'un nom bien côté, même si elle a hésité à dévoiler son but devant tant de candeur. Au risque de transformer délires en peines, elle veut de solides garants en période d'élection.

Mais je parle trop: quand je laisse travailler ma bile, je me déteste. Alors, si la contrepèterie est l'art de décaler les sons, je terminerai par ce vers de Victor Hugo (authentique):
" Le poète qui rêve est un néant fécond ".

---> Si vous trouvez les quarante et une contrepèteries contenues dans ce texte, j'offre le champagne !

lundi 15 juillet 2013

Entrée d'immeuble Art Nouveau

Vous n'allez jamais rue Mélingue ? Et bien vous avez tort !
Vous ratez en effet cette entrée d'immeuble tellement représentative de l'Art Nouveau.


Même fermée, la grille laissera votre regard pénétrer dans le hall.


Les magnifiques panneaux de céramiques fleuris, les cabochons bleu turquoise, tout y est !


Les concepteurs n'avaient pas prévu qu'un jour, nous préférerions rémunérer des chômeurs plutôt que d'employer des concierges, d'où ces hideuses boîtes à lettres qui défigurent l'ensemble.



Les céramistes Ebel et Cazet étaient installés au 47 rue de Paradis. Ils n'y sont plus bien sûr, mais l’œil averti reconnaîtra le joli numéro doré laissé là par des gens de goût...

Capture d'écran Google maps
8 rue Mélingue, Paris XIX°.
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