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dimanche 25 juin 2017

Où est le petit bonhomme vert ?


Le célèbre gouttedorologue Jean-Raphael B. nous signale la disparition du petit bonhomme vert qui ornait depuis des lustres la façade du 88 boulevard de Rochechouart.
Paris-Bise-Art l'avait photographié en 2009 (Clic !)


Bien que dominant aujourd'hui une boutique de "machins pour touristes" comme on en voit tant, ce chevalier vert nous reliait un peu à l'histoire de Montmartre, car il avait servi d'enseigne à un cabaret créé en 1895, Al tartaine (la tartine), cabaret qui prendra ensuite le nom de Cabaret de l'alouette.


Voici la photo prise aujourd'hui: 


Toute information est la bienvenue !

88 boulevard de Rochechouart, Paris XVIII°

vendredi 23 juin 2017

Coming soon ...


Les faïences de la rue Cavallotti

Il y a deux bonnes raisons de se rendre rue Cavallotti, dans le XVIII° arrondissement.
Voyons aujourd'hui la première.
Cette admirable succession d'immeubles bourgeois est due au même architecte, Henri Cambon, bien connu dans le XVIII°.
La spécificité de ces immeubles réside dans les halls d'entrée, tous (ou presque) magnifiquement ornés de faïences multicolores de chez Ebel et Cazet.

capture d'écran Google maps

Nous commençons par le numéro 3 qui - exception à la règle - est tout sombre et banal.



Le numéro 4 opte pour des chardons déjà vus rue Guénégaud (Clic !):




Ces faïences ainsi que toutes les autres proviennent de la même maison: Ebel et Cazet.


Le numéro 5 est mon préféré:


Regardez ces couleurs !



Même le sol est beau !


Le numéro 6 reprend les chardons déjà vus plus haut:




Au numéro 7, une curiosité:


Pas de faïences mais une peinture réalisée en 1997 par "Les Gazelles", et reprenant l'oeuvre d'Henri Rivière "Les 36 vues de la tour Eiffel".


Cette grande figure du cabaret montmartrois, peintre-graveur, aquarelliste, japonisant, a vécu boulevard de Clichy d'après sa bio. Aurait-il également vécu ici ? 


J'ai rapproché l'oeuvre d'Henri Rivière de notre hall d'entrée; avouez que c'est saisissant.


Au numéro 8, nous sommes sous les glycines: 




Le numéro 9 n'a pas de faïences, mais un simple miroir.

Je ne suis pas botaniste mais je me risquerai pour le numéro 10 à parler de chèvrefeuille:




Quant au numéro 11, je ne sais pas ce que c'est, mais il y a des fleurs rouges !




Voila, la rue continue mais il n'y a plus de faïences.
Quand je compare ces halls d'entrée construits à la toute fin du XIX°siècle avec les productions actuelles, je me dis que nous avons vraiment régressé...

Rue Cavallotti, Paris XVIII°.

mercredi 21 juin 2017

Danger à Ménilmontant (2) - La passerelle en balance...

À la suite de l'article Danger à Ménilmontant paru hier, j'ai reçu  de Yann R. un autre document concernant le même sujet.

Voyons d'abord ces documents:

Le premier, dont j'avais publié un extrait et que je développe ci-dessous, est cosigné par la mairie de Paris et la SNCF. Il rend compte d'une réunion publique tenue le 29 mai dernier au pavillon Carré de Baudoin.
Les personnes qui ont assisté à cette réunion, ceux qui m'ont transmis ce document, ont tous la même interprétation: la mairie souhaite se débarrasser de cette passerelle et la remplacer par un passage à niveau. C'est incontestablement la solution la moins coûteuse.
On jouera sur les mots en affirmant que la dépose n'implique pas la destruction; c'est aussi ce qu'on nous avait dit pour le pont de Tolbiac !


Le second document - transmis par Yann R. - nous présente un vœu de l'exécutif présenté lors du conseil d'arrondissement du 23 mai dernier.
Les Parisiens amoureux de leur ville auraient pu signer ce vœu, moi aussi !


Alors, au vu de ces deux documents, on peut s'interroger.
La mairie de Paris est-elle schizophrène ?

Allons plus loin dans la réflexion:
Le vœu exprimé en conseil d'arrondissement n'est qu'un vœu; il n'engage personne et surtout pas la SNCF, seul propriétaire de la passerelle !
Le premier document en revanche, est signé par la SNCF, mais à aucun moment celle-ci ne s'engage à financer la réparation de la passerelle... En effet, à moins d'un accord contractuel entre la SNCF et la ville de Paris, il n'appartient pas à la ville d'intervenir sur du matériel SNCF !

Alors, que penser ?
Pour vous aider dans votre réflexion, la dernière fois que la ville de Paris s'est engagée à remonter un pont "stocké momentanément", c'était en 1995 et cette promesse concernait le pont de Tolbiac. Vous lirez avec intérêt cet article de Libération du 15.12.1995 (Clic !).
Vingt-trois ans après cette promesse, on peut voir le pont de Tolbiac stocké sur les débords de la gare d'Auneau (Eure et Loir):

capture d'écran Google maps
Affaire à suivre...

Fête de la musique

Paris-Bise-Art est heureux de participer à la fête de la musique en vous offrant ceci:


Les verrières du Bon Marché

Par ce temps caniculaire, quoi de mieux qu'un petit tour dans les grands magasins ?
C'est ce qu'a pensé notre envoyé spécial Claude P. en nous faisant découvrir les verrières de ce grand magasin chiquissime de la rive gauche, le Bon Marché.


Vous monterez vers les sommets en empruntant ce bel escalier art-déco...


... où les batteries d'escaliers mécaniques:


Chaque compartiment du bâtiment a sa propre verrière


Elles sont toutes différentes



Regardez comme les détails sont soignés:





Dernière en date, cette verrière remplace le verre translucide par du verre transparent. La structure "Eiffel" se dévoile à nos yeux ébahis (si, si !).


C'est vraiment une œuvre d'art ! 


Cette verrière conclut la séquence de travaux engagée en 2012 par LVMH, propriétaire du Bon Marché.


Merci à Claude P.
Si vous me cherchez, je suis à la Grande épicerie !

24 rue de Sèvres, Paris VII°.

lundi 19 juin 2017

Danger à Ménilmontant

Site emblématique du quartier de Ménilmontant, témoignage ultime d'une architecture ferroviaire urbaine à Paris, la passerelle de Ménilmontant est en danger !



En effet, lors d'une réunion tenue le 29 mai dernier au pavillon Carré de Baudoin, il a été évoqué diverses possibilités de réaménager l"ancienne petite ceinture ferroviaire.
Outre divers aménagements, les travaux concernant la passerelle souhaités par la mairie sont alarmants.
Parmi les trois propositions de l'étude - Rénovation, reconstruction ou dépose - la mairie a clairement choisi la dépose !


Le terme dépose doit hélas être entendu comme une euphémisation du mot destruction.


Alors, on laisse faire ou bien ?